Les bandes de maintien sont des bandes de tissu qu’on enroule autour du poignet et des métacarpes avant d’enfiler les gants. Elles tiennent le poignet aligné avec l’avant-bras et serrent les os de la main entre eux au moment de l’impact. Elles n’amortissent rien : ce rôle revient au gant. En salle, on dit plus souvent « bandes de boxe » ou « bandages ».
Bandes, bandages, mexicaines : les mots de la salle
« Bandes de maintien » est le nom le plus descriptif, parce qu’il dit à quoi elles servent. Le vocabulaire courant varie selon les clubs et les marchands, mais il désigne le même objet : une bande de coton, souvent légèrement extensible, avec une boucle pour le pouce à un bout et une fermeture auto-agrippante à l’autre.
Le mot « mexicaines » prête à confusion. Dans les intitulés des marchands, il désigne un tissage extensible, pas une provenance : c’est ce que montre notre relevé de 26 références de bandes, fait le 14 septembre 2026. Les sous-gants, eux, ne sont pas des bandes : ce sont des mitaines rembourrées qui s’enfilent, mais qui ne verrouillent pas le poignet.
En compétition de haut niveau, on croise une troisième famille : la gaze et le ruban adhésif, posés à la main avant chaque combat.
Ce que fixe un règlement
Le règlement technique et de compétition de l’IBA, dans sa version du 9 février 2023, encadre précisément les bandes de ses compétitions. Elles mesurent entre 2,5 et 4,5 mètres de long, 5,7 centimètres de large, en coton extensible avec une fermeture auto-agrippante, et aucune substance ne doit y être appliquée. Dans les compétitions élite, les bandes cèdent la place à la gaze et au ruban d’oxyde de zinc, ou à des bandes réutilisables, et le ruban ne doit pas recouvrir les articulations des doigts.
Le contrôle est sérieux : un boxeur dont les bandes présentent une irrégularité qui lui a donné un avantage est disqualifié, même si l’anomalie n’est découverte qu’après le combat. En France, les règles applicables à une épreuve sont celles de la fédération qui l’organise. Un club qui prépare à la compétition vous dira lesquelles.
Une longueur, pas une taille
Les bornes de l’IBA recoupent ce que vend le marché. Sur notre relevé, les longueurs proposées vont de 2,50 à 4,60 mètres, et 4,50 mètres est la plus fréquente, sur 10 références sur 26. Aucune des 26 fiches produit ne publie de correspondance entre une mesure de main et une longueur de bande.
Le choix dépend donc du montage et du gant plus que de la main : une bande trop courte ne couvre pas les métacarpes, une bande trop longue fait un bourrelet qui empêche le gant de fermer. Le guide des bandages détaille chaque longueur, et la pose pas à pas montre comment les mettre.
Ce qu’elles ne remplacent pas
Une bande ne remplace pas le gant. Frapper un sac de frappe avec des bandes seules expose directement les articulations : c’est le rembourrage du gant qui absorbe le choc, et son poids en onces qui se choisit selon l’usage.
Elles ne remplacent pas non plus un poignet qu’on a appris à aligner. Une bande bien serrée aide un poignet qui tient déjà, elle ne corrige pas un coup porté de travers. Enfin, le coton absorbe la sueur qui imprégnerait sinon la doublure du gant : les bandes se lavent souvent, ce qui protège aussi le matériel, comme le rappelle la fiche sur l’entretien du matériel.