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Entretien du matériel

Réponse directe : Gestes qui font durer gants, protections et textiles, pour l'essentiel le séchage et l'aération.

◆ Par Damien Hernandez, 11 ans de Krav Maga, 10 ans d'arts martiaux avant ◆ Mis à jour le 31 août 2026

L’entretien du matériel de sport de combat tient en très peu de gestes, et pratiquement tous concernent la même chose : évacuer l’humidité. Le reste, produits et accessoires, ne vient qu’ensuite.

D’où vient l’odeur

Une paire de gants qui sent mauvais n’est pas sale au sens habituel du terme. La transpiration passe la doublure et s’installe dans le rembourrage, qui est une matière absorbante enfermée dans une enveloppe étanche. Cette humidité, maintenue au chaud dans un sac fermé, offre exactement les conditions dont ont besoin les bactéries qui produisent l’odeur.

Deux conséquences en découlent. D’abord, nettoyer l’extérieur du gant ne règle rien, puisque le problème est à l’intérieur. Ensuite, l’odeur est un indicateur utile : elle signale que le rembourrage reste humide, donc qu’il se dégrade et perd de sa capacité d’absorption.

Les gestes qui comptent vraiment

  • Sortir les gants du sac dès la fin de la séance. C’est le geste le plus rentable de tous, et le plus souvent négligé.
  • Les ouvrir largement pour sécher, ouverture vers le bas ou vers un flux d’air, dans une pièce aérée.
  • Sécher à température ambiante. Un radiateur, un sèche-cheveux chaud ou un plein soleil durcissent le rembourrage et craquellent le revêtement.
  • Laver les bandes après chaque séance, puisqu’elles sont en tissu et absorbent l’essentiel de la transpiration des mains.
  • Essuyer l’intérieur avec un chiffon sec quand la séance a été particulièrement humide, avant de mettre à sécher.

Ce qui accélère l’usure sans qu’on le voie

Le sac de sport fermé est le principal responsable. Une paire laissée dedans jusqu’à la séance suivante passe l’essentiel de sa vie dans un environnement humide et tiède. Le rembourrage se tasse plus vite, le revêtement synthétique craquelle plus tôt, et les coutures travaillent sur une matière ramollie.

La chaleur directe vient ensuite. Elle donne l’impression d’un séchage rapide, mais elle rétracte le revêtement et rigidifie la mousse. Un gant qui a durci ne redevient pas souple.

Quand le remplacement s’impose

Un gant se remplace quand il ne protège plus, pas quand il est laid. Le signe à surveiller est la densité du rembourrage sur la zone des articulations : si elle s’écrase facilement sous la pression du pouce et ne reprend pas sa forme, l’absorption a disparu, quelle que soit l’apparence extérieure.

Les autres signaux sont le poignet qui ne tient plus malgré une fermeture serrée, une doublure déchirée qui laisse le rembourrage se déplacer, et une odeur qui revient immédiatement après un séchage complet, signe que la matière interne est durablement colonisée.