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Velcro et lacets

Réponse directe : Les deux systèmes de fermeture d'un gant, la bande auto-agrippante d'un côté, le laçage de l'autre.

◆ Par Damien Hernandez, 11 ans de Krav Maga, 10 ans d'arts martiaux avant ◆ Mis à jour le 31 août 2026

Un gant se ferme de deux manières : par une bande auto-agrippante, communément appelée velcro, ou par un laçage. Ce choix paraît anodin et il détermine à la fois le maintien du poignet et la manière dont on s’équipe.

Ce que chaque système fait

Le velcro se manipule d’une seule main. On enfile, on serre, on rabat, et c’est terminé. Le serrage est réglable à tout moment, y compris pendant la séance si le gant s’est desserré. En contrepartie, la pression se concentre sur la largeur de la bande, ce qui répartit moins bien le maintien sur toute la hauteur du poignet.

Le laçage serre progressivement sur toute la longueur de la manchette. Le poignet est tenu de manière plus homogène, la fermeture épouse mieux l’articulation, et rien ne dépasse. Son défaut est connu de tous ceux qui l’ont utilisé : on ne lace pas ses propres gants correctement, il faut quelqu’un.

Le critère de choix est l’usage, pas le niveau

Situation Système adapté Pourquoi
Cours collectif Velcro On s’équipe et se déséquipe seul, souvent plusieurs fois par séance
Travail au sac Velcro Serrage rapide, ajustable entre deux séries
Compétition Laçage Maintien homogène, et une équipe est présente pour lacer
Sparring régulier Les deux Le laçage tient mieux, le velcro reste praticable sans aide

Pour une première paire, le velcro s’impose presque toujours, non parce qu’il serait destiné aux débutants, mais parce que personne ne sera là pour lacer.

Le maintien ne vient pas que de la fermeture

C’est le point le plus mal compris. Un gant, quel que soit son système, ne remplace pas les bandes de maintien. Ce sont elles qui solidarisent le poignet et les métacarpes ; le gant vient par-dessus et ajoute de l’absorption.

Un pratiquant qui serre très fort son velcro en espérant compenser l’absence de bandes obtient un gant trop serré, une circulation gênée, et un poignet toujours aussi libre de se plier à l’impact.

La longueur de la manchette compte également. Une manchette courte, quelle que soit sa fermeture, tient moins bien qu’une manchette longue, simplement parce qu’elle couvre une portion plus faible du poignet.

L’usure de la fermeture

Le velcro est la pièce qui lâche en premier sur beaucoup de gants. Les crochets s’encrassent de fibres et de poussière, et la bande finit par ne plus tenir malgré un gant par ailleurs en bon état. Un nettoyage régulier de la bande, en retirant les fibres accumulées, prolonge nettement sa tenue.

Les lacets s’usent aussi, mais ils se remplacent, ce qui n’est pas le cas d’une bande auto-agrippante cousue. C’est un avantage rarement mentionné et bien réel sur la durée.