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Coquille

Réponse directe : Protection rigide ou semi-rigide du bas-ventre, portée sous le short.

◆ Par Damien Hernandez, 11 ans de Krav Maga, 10 ans d'arts martiaux avant ◆ Mis à jour le 4 septembre 2026

La coquille est la seule protection dont l’absence se remarque une fois pour toutes. Un coup de genou involontaire pendant un exercice de saisie, une jambe qui remonte trop haut dans un enchaînement, et la séance est terminée pour la journée. C’est un équipement de partenaire, pas un équipement de confort.

Rigide ou semi-rigide, ce que le choix change

La coque rigide encaisse la percussion. C’est ce qu’on cherche quand les frappes sont réelles, en sparring pieds-poings ou en Krav Maga, où les attaques basses font partie du programme.

La version semi-rigide plie sous la pression au lieu de la renvoyer. Elle gêne moins au sol, dans les positions repliées et les passages de jambes, mais elle amortit un coup direct moins bien qu’une coque dure. Le choix ne dépend donc pas du niveau, il dépend de ce que l’on pratique.

À ceinture ou intégrée au slip

Le modèle à ceinture se met et s’enlève par-dessus la tenue, se prête, se sèche à part. Il bouge davantage, et il faut souvent le remettre en place après une série au sol.

Le slip intégré tient tout seul, ne se déplace pas, et se porte sous le short sans y penser. Il se lave comme un vêtement et il est personnel, ce qui règle la question de l’hygiène en club. C’est le modèle qui convient à la pratique régulière, la version à ceinture gardant l’avantage quand la protection est prêtée ou partagée dans une salle.

Ce que la coquille ne protège pas

Sa surface est étroite, et c’est le point que les débutants découvrent en séance. Elle couvre le bas-ventre et rien d’autre : les cuisses, les hanches et l’intérieur des jambes restent exposés, or ce sont eux que trouvent les coups de pied bas et les genoux en clinch.

Un second point mérite d’être dit clairement. Une coquille bien portée retire une inquiétude, elle ne rend pas les échanges sûrs. Le pratiquant qui l’a mise se laisse parfois surprendre à baisser sa garde sur les attaques basses, ce qui déplace le problème au lieu de le régler.

L’essayage est le seul critère qui compte

Une coquille se juge en mouvement, jamais debout devant un miroir. Trois contrôles suffisent. Monter les genoux à hauteur de hanche, plusieurs fois : la coque ne doit pas remonter ni appuyer sur le bas-ventre. S’accroupir complètement, comme dans une défense au sol : elle ne doit pas basculer. Enfin marcher deux minutes, parce qu’un modèle qui frotte pendant deux minutes frottera pendant une heure.

Les modèles féminins existent et n’ont pas la même forme : la protection pelvienne est plus large et plus plate, et elle ne se remplace pas par une coquille masculine d’une taille en dessous. C’est une question de zone couverte, pas de taille.

Entretien et durée de vie

Une coquille ne se range pas humide dans un sac fermé, sous peine d’odeur définitive. Elle se rince, se sèche à l’air libre et se garde à part du reste du matériel, au même titre que le reste de l’équipement.

Elle se remplace à deux signes. La coque fissurée, même légèrement, qui ne répartira plus l’impact comme prévu. Et la mousse de contour écrasée, qui laisse la partie dure appuyer directement sur la peau : ce n’est plus une protection, c’est une gêne qui fait raccourcir les séances.