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Boxe française Coups & frappes

Fouetté

Réponse directe : Coup de pied circulaire de boxe française frappé avec le dessus ou l'intérieur du pied chaussé.

◆ Par Damien Hernandez, instructeur fédéral FEKM, ceinture noire 2e darga ◆ Mis à jour le 25 septembre 2026

Le fouetté est le coup de pied circulaire de la boxe française. Sa particularité tient en une idée : on le frappe chaussé. C’est la chaussure qui touche, et non le tibia, ce qui le distingue nettement du coup de pied circulaire des boxes pieds-poings venues d’Asie.

Un coup de pied armé, puis lancé

Le fouetté se construit en deux temps. D’abord l’armé : le genou monte et se place dans l’axe de la cible, jambe pliée. Ensuite le déclenchement : la jambe se détend d’un coup sec, en arc de cercle, et revient aussitôt en position armée avant de se reposer.

C’est ce retour rapide qui lui donne son nom. Le coup claque comme un fouet, il ne pousse pas. La hanche pivote pour donner l’élan, l’appui au sol tourne avec elle, et la garde reste haute pendant tout le mouvement.

Trois hauteurs de frappe

La boxe française distingue le fouetté selon la cible. Le fouetté bas vise les jambes, le fouetté médian le corps, le fouetté figure le visage. Le geste est le même, seule la hauteur de l’armé change, et avec elle l’exigence de souplesse.

Le fouetté figure est le plus spectaculaire, mais aussi le plus lent à arriver : plus la jambe monte, plus l’adversaire a le temps de le voir partir. Le fouetté bas et le médian servent davantage à construire l’échange qu’à le conclure.

Fouetté et low kick, deux logiques opposées

Les deux coups sont circulaires, et c’est à peu près tout ce qu’ils partagent. Le low kick frappe avec le tibia, jambe presque tendue, et cherche l’usure par le poids. Le fouetté frappe avec la chaussure, après un armé marqué, et cherche la précision et la vitesse.

Cette différence vient du matériel. En boxe française, la chaussure fait partie de la tenue et protège le pied : on peut donc frapper avec lui. En boxe thaï ou en kick-boxing, on combat pieds nus, et frapper du pied sur un os serait se blesser soi-même. Chaque discipline a construit son coup de pied autour de ce qu’elle porte aux pieds.

Comment il se défend

Le fouetté se lit à l’armé : quand le genou monte, le coup est annoncé. C’est le moment de réagir. La première réponse est la gestion de la distance, en reculant juste assez pour que la jambe se détende dans le vide.

La deuxième est le blocage, bras ou jambe selon la hauteur visée, en acceptant le contact. La troisième est l’esquive, qui fait passer le coup sans le toucher et ouvre une riposte immédiate, puisque l’adversaire se retrouve un temps sur un seul appui.

Par où commencer

Le fouetté s’apprend lentement, à vide, pour installer l’armé et le retour avant de chercher la vitesse. Le travail au sac puis aux pattes d’ours vient ensuite, pour trouver la bonne zone de contact de la chaussure.

En boxe française, l’opposition commence par l’assaut, où les coups sont portés avec contrôle et jugés sur leur précision. C’est là que le fouetté prend tout son sens : un coup qui touche juste, vite, et revient avant que l’adversaire ait pu en profiter. Les règles de tenue et de protection, elles, dépendent de la fédération et du format pratiqué : c’est le club qui les fixe.